[TW ecoanxiété ]
Tu sais aujourd’hui, c’est la grève mondiale pour le climat. Les images commencent à paraître et c’est l’Australie qui a ouvert le bal. Les images sont folles, une marée humaine. Des humains tous dans les rues pour la même urgence. Les pays s’enchaînent avec le lever du soleil et j’en ai les larmes aux yeux. Je ne suis pas toute seule.
On parle beaucoup d’écoanxiété en ce moment… Avant même que ce mot déferle dans tous les journaux j’ai expérimenté ce sentiment d’impuissance totale face aux enjeux climatiques. Je m’en rappelle très bien, c’était en octobre 2018 en recevant la nouvelle de l’élection d’un certain président de l’autre côté de l’atlantique. Mon mental m’a dit “On est foutu. C’est le début de la fin de l’humanité telle qu’on la connaît.” Oui je sais, c’est une idée très noire et je dois bien admettre que les trois mois qui ont suivi ont été très compliqués, avec le point culminant de Noël et ses excès consuméristes. Mon mari m’avait dit “Mais enfin tu ne peux pas t’inquiéter pour l’humanité toute entière (si je peux), pour aider tu dois d’abord prendre soin de toi (c’est pas faux).”
Et puis un jour j’ai écouté l’interview de Claire Nouvian sur le podcast La poudre.
Si tu ne la connais pas, Claire Nouvian est un de ces esprits brillants, tu sais de ceux qui changent le monde. Elle a reçu le prix Goldman pour l’environnement 2018 (une haute distinction du domaine) pour son combat remporté en 2016 contre le chalutage en eaux profondes. Un tour de force auquel elle a consacré plusieurs années de sa vie.
Dans l’interview Claire Nouvian explique que si on en est là aujourd’hui, c’est en partie à cause de l’incapacité de l’être humain à se représenter le global et donc à comprendre les conséquences du réchauffement climatique (rien de péjoratif c’est juste une constatation) mais qu’elle avait l’impression que les choses étaient en train de changer. C’était en décembre 2018 et ça m’a boosté.
Déjà parce la volonté inébranlable d’une seule femme avait réussi au niveau politique à faire quelque chose contre le chalutage en eau profonde et aussi parce qu’elle disait “Tu n’es pas seule.”
Et aujourd’hui je le vois encore grâce à la volonté inébranlable d’une autre jeune femme de mettre les dirigeants politiques face à l’urgence climatique. Je ne suis pas seule. Vous n’êtes pas seul.e.s. Ensemble on peut.

Loetitia dans badakonasana