As-tu jamais tapoté des doigts sur un meuble ou autre sans t’en rendre compte quand tu t’ennuies ?
Ou joué nerveusement avec tes mains lors d’une conversation stressante.
Ou encore tortillé tes cheveux entre tes doigts, rongé tes ongles, te balancer sur ta chaise, fait tourner ton crayon entre tes doigts… Tous ces petits gestes anodins qui témoignent tous d’une réponse de notre système nerveux pour évacuer un trop plein .
Est-ce qu’il faut vraiment empêcher le corps d’évacuer son trop plein ?
Savais-tu que tous ces mouvements répétitifs sont un vrai langage corporel que souvent on étouffe dans l’œuf dans l’enfance. “Reste tranquille.” ; “Arrête de bouger.” ; “Tiens toi bien.”… Tu as compris l’idée.
La plupart du temps, on ne fait que contenir un mouvement répétitif trop gênant dans quelque chose de plus petit, de plus socialement acceptable (voir les exemples cité ci-dessus). On pense les contrôler mais en réalité, si tu t’observe bien, ça ne disparaît jamais.
Ce processus porte un nom. En anglais c’est “le stimming” (self stimulation behavior). En français ça été traduit par “auto-stimulation”.
Comme son nom l’indique, le stim est une manière de stimuler un ou plusieurs sens soit pour exprimer une émotion (joie, tristesse…) soit pour répondre à une surcharge sensorielle ou émotionnelle.
Ces stimulis sont plutôt considéré comme “pathologiques” (je mets de gros guillemets) quand ils sont incontrôlables comme dans certaines neuroatypies (TDHA, TSA, TOC…).
Mais en réalité tout le monde stime (voir exemples cité en intro).
Si je vous raconte tout ça c’est qu’il y a une phrase de Brea Johnson qui m’a marquée durant son webinar sur le bassin est c’est (la traduction est maison, j’espère avoir gardé le sens de la phrase) : “Nous ne sommes pas qu’un corps ou un mental, nous sommes aussi un système nerveux.” Mon cerveau à fait un double saut périlleux dans ma tête. Ah ? Mais c’est vrai ça ! Elle a tellement raison. Et en plus on peut s’adresser au système nerveux via le corps, par certains mouvements, massages ou encore en mettant plus de conscience lorsque l’on bouge… et pourquoi pas, en prêtant plus attention à nos propres stims.

Loetitia Monge assise sur un tapis de yoga vert et respirant vers le ciel